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L’évolution de la musique jazz au fil des années

Le jazz est né de la fusion culturelle des Africains (de l’Afrique de l’Ouest) et des Européens (britanniques). Cette musique afro-américaine tire son origine des chants de travail ou Work Song des esclaves venus s’installer à La Nouvelle-Orléans à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Les chants religieux (protestants) ainsi que les instruments de musique européens (fanfares, piano, percussions, trompette, saxophones, batteries, guitares, etc.) ont également participé à sa création. Cela a d’ailleurs contribué l’évolution de la musique jazz au fil des années.

Le jazz au début du XXe siècle

Bon nombre de personnes ne connaissent pas l’évolution du jazz.  En tout cas, ce sont les premiers Afro-Américains de l’époque coloniale qui l’a créé avec leur « Work Song » ou chants de travail. Les esclaves noirs avaient en effet l’habitude de chanter lorsqu’ils travaillaient dans les plantations de coton. Les chansons leur permettaient d’oublier leurs souffrances quotidiennes et de synchroniser leurs mouvements. Mais les musiciens afro-américains avaient besoin d’instruments de musique pour composer des chansons jazziques. Pour cela, ils ont emprunté les instruments des fanfares (des cuivres et des percussions comme les caisses claires) sur les champs de bataille de la Guerre de Sécession ou « Civil War » (1861 à 1865). Certains d’entre eux ont appris à jouer du piano ou du violon (des instruments de musique d’origine européenne).

Au début du XXe siècle, le jazz était considéré comme une musique jouée dans des espaces dédiés à la prostitution. Quoi qu’il en soit, cela n’a pas empêché les orchestres de rue du quartier de La Nouvelle-Orléans appelés « Storyville » de jouer pour les défilés, évènements en extérieur, mariages, naissances et enterrements. Charles Bolden ou « Buddy » (1877-1931) fut le premier fondateur de groupe de jazz de l’histoire.

Le swing des années 1930

Le swing est né dans les années 1930 en grande partie grâce aux talents incomparables des orchestres de Duke Ellington, de Glenn Miller ou de Count Basie. L’improvisation des musiciens occupe une place prépondérante et a permis à certains groupes de jazz de débarquer à Hollywood, en Californie et même en Europe. Les chansons les plus populaires sont : « Take the A train » de Billy Strayhorn, « All of me » de Gerald Marks (1900- 1997), « Angle Eyes » de Matt Dennis, « I’ll Be Around » et « Monn and sand » d’Alec Wilder.

Le jazz Bepop de Charlie Parker

Dans les années 1940, les musiciens afro-américains voulaient créer une version plus rapide et plus originale du jazz de leurs ancêtres. C’est pourquoi Charlie Parker (1920-1955), un saxophoniste hors pair, décida de créer le jazz Bebop. Les œuvres musicales les plus célèbres qu’il a composées sont d’ailleurs devenues des standards de Jazz à l’instar de « Billie’s bounce », Blues for Allice », « Donna Lee », « Moose the Mooche », « Now’s the Time », Confirmation », « Yardbird Suite », Scrapple from the Apple », « Dewey Square », « Au Privave », « Dexterity », « My Little Suede Shoes ».

Le free jazz

Le free jazz s’est développé à la fin des années 1950 et dans les années 1960. John Coltrane faisait partie des musiciens noirs qui ont participé à la démocratisation de ce style musical caractérisé par la disparition du swing « classique », par une renonciation au thème, à la trame harmonique et à la tonalité (avec des bruits parasites et des sons nouveaux). Cecil Taylor et Sun Ra (pianistes), Charles Mingus (contrebassiste), Ornette Coleman (saxophoniste), Eric Dolphy, Archie Shepp, Joe Maneri et Albert Ayler ont également joué du free jazz.