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Zoom sur l’histoire passionnante du jazz

Selon les historiens, le jazz est un mélange entre deux cultures bien distinctes, celle des Africains (esclaves) et celle des Européennes (colons). Mais cette musique afro-américaine a trouvé ses origines dans les champs de coton du sud des États-Unis de l’époque coloniale britannique (à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle). Voici son histoire.

Quelles sont les origines du jazz ?

L’histoire du jazz est particulièrement intéressante. Pendant la colonisation britannique des Amériques [1607-1776], plus de 750 000 esclaves noirs ont été arrachés de leur pays natal [Afrique de l’Ouest] pour travailler dans les champs de coton des colonies du sud des États-Unis. À cette époque, ils n’avaient pas le droit de danser ni de chanter dans les plantations sauf lors des « lavish festivals » organisés chaque dimanche à Congo Square à La Nouvelle-Orléans, à la Nouvelle-Angleterre ainsi qu’à New York. Afin d’apaiser leurs souffrances, les esclaves chantaient des chants appelés « work songs » qui leur permettaient également de synchroniser leurs mouvements. Ils utilisaient leurs outils [pioches, haches, marteaux, etc.] pour créer un rythme reflétant les onomatopées parlées et l’usage africain des gammes pentatoniques. Ces fameux chants de travail sont les premiers ancêtres du jazz et du blues.

Ce sont donc les esclaves noirs qui travaillaient dans les plantations de coton du sud des Amériques qui ont inventé le premier rythme du Jazz. Mais la musique afro-africaine est aussi un mélange de cultures [africain et européen]. En effet, les colons [britanniques] avaient décidé d’apprendre à leurs esclaves leurs chants religieux, mais ces derniers avaient leur propre manière de chanter les versets de la Bible et des Testaments. C’est ainsi que le « negro spiritual » et le « Gospel » sont nés.

Les premiers instruments utilisés par les musiciens africains

Durant la période coloniale, les colons avaient apporté des instruments de musique européens [violons, piano, fanfares, batteries, percussions, caisses claires, etc.]. Pendant le « Civil War » ou la Guerre de Sécession [1861 à 1865], les Afro-Américains ont récupéré les instruments des fanfares éparpillés sur les champs de bataille. Malgré l’abolition de l’esclavage en 1965, un grand nombre de musiciens africains ont pu apprendre l’art musical et créer la musique afro-américaine telle que le jazz ou le blues. Dans les années 1890, les musiciens de couleurs n’avaient pas le droit de jouer avec des musiciens professionnels blancs. Ils étaient donc obligés de travailler dans les fanfares et les orchestres noirs qui jouaient pour les mariages, les naissances, les enterrements, les défilés et les célébrations diverses.

Les premiers instruments utilisés par les musiciens noirs de La Nouvelle-Orléans pour jouer du jazz sont les cuivres et les percussions (pour les fanfares), les contrebasses, ainsi que les pianos et batteries. Bien entendu, la trompette occupait une place importante dans le jazz de La Nouvelle-Orléans ; les instruments à cordes (violons, guitare, etc.) permettaient de tenir le rythme (slow ou rapide). Les premiers morceaux de jazz composés par des musiciens afro-américains étaient diffusés grâce à l’apparition du phonographe. En 1917, le « Livery Stable Blues », le premier disque enregistré par un groupe de musiciens blancs appelé Original Dixieland Jass Band marque l’histoire du jazz. Mais si cette musique afro-américaine est devenue si populaire, c’est surtout grâce aux talents des stars du jazz comme Miles Davis, Nat King Cole ou Duke Ellington.